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11 mai 2022 3 11 /05 /mai /2022 00:13

Chers lecteurs, chers amis,

J'ai le plaisir de vous annoncer que mon nouveau livre "Ennemi(s) invisible(s) va bientôt être édité par les Editions Maïa, il s'agit de mon premier roman policier. Cet ouvrage me tient à cœur, car nos institutions et nos sociétés sont traversées par nombreuses lignes de faille : injustice sociale, mépris de classe et de race de la part des castes dirigeantes, relégations territoriales, nouvelle noblesse contre nouveau Tiers-Etat du 21ème siècle, fanatisme religieux, réseaux d’influence antidémocratiques qui broient le citoyen sans soutien. Par le biais de la fiction policière, je tenais à aborder ces thématiques ainsi qu’à rendre hommage aux hommes imparfaits, en proie au doute, qui continuent de défendre les fondements d’une démocratie pouvant s’effondrer à tout moment.

Une campagne de pré-commandes et de promotion est lancée sur :
https://www.simply-crowd.com/produit/ennemis-invisibles/

 

Je vous invite à vous joindre à moi dans cette nouvelle aventure et à laisser votre empreinte dans mon livre. Vous découvrirez un résumé et un extrait du livre sur la page de ma campagne.

Un grand merci par avance pour votre appui et les partages autour de vous."

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4 février 2022 5 04 /02 /février /2022 18:25

Mon nouveau roman Sword and Soul, "Le siège de Taghala" vient de paraître aux éditions La Nouvelle Plume.

 

"Quelque part sur le continent d'Ilogba. Depuis des années, les habitants de Taghala doivent verser un tribut à des bandits du désert. Tous les cinq ans, des jeunes gens âgés de dix à seize ans sont remis à Yazeed et à ses hommes. Isolés et abandonnés par les autorités du royaume maussi, les villageois décident d'engager des mercenaires pour sauver leur communauté. Yoru l'ex-homme panthère, Nesah la tueuse, Keba le lutteur solitaire, Akpa au bras d'acacia, Sanoko le borgne, Mawuko l'estropié et Diara le traumatisé se mettent au service de Taghala. Ils combattront un péril bien plus grand que les brigands dirigés par Yazeed. Qui représente un danger réel ? L*'épée ou la main qui la brandit ? Combats, trahisons des uns et* rédemptions des autres, le "siège de Taghala" est la rencontre entre Conan le Cimmérien*, Imaro, Druss et les sept samouraïs d'Akira Kurosawa dans l'univers fantasy de la "*Sword and soul". Avec ce livre, Kwamé Maherpa revient à l'heroïc fantasy brute de décoffrage et sans fioriture, démontrant sa filiation littéraire avec Charles Robert Saunders, Robert Ervin Howard et David Gemmell

 

Vous pouvez commander votre exemple sur les sites suivants :

 

https://www.amazon.fr/si%C3%A8ge-Taghala-Kwam%C3%A9-Maherpa/dp/2380950458/ref=sr_1_1__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&keywords=maherpa&qid=1643995949&sr=8-1

https://lanouvelleplume.com/index.php/produit/le-siege-de-taghala/

 

Découvrez le book trailer sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=H-OQyALUees

 

 

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21 décembre 2021 2 21 /12 /décembre /2021 00:17
Commencé en janvier 2021,un long et discret travail de rédaction vient de se terminer, il avait été précédé par la mise en forme d'un plan et des recherches entre juin 2020 et décembre 2020.
Il s'agit de ma première incursion dans le monde inconnu du roman policier. Mon manuscrit de 200 pages porte le titre provisoire suivant : Ennemi(s) invisible(s).
Je vais prendre un peu de repos et j'attaquerai les corrections, les modifications à partir de la mi-janvier, au plus tard début février.
 
Bonnes fêtes à toutes et à tous
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19 décembre 2021 7 19 /12 /décembre /2021 00:21

L'année 2021 a été une alternance de lumière et de ténèbres à l'image d'un plateau de jeu d'échec. Notre invité indésirable, le COVID 19 a continué de frapper parmi mes connaissances. Il a emporté mon beau frère qui était hospitalisé à l'hôpital Zobda Quitman à la Martinique. A-t-il bénéficié du protocole à base d'anticorps monoclonaux alors qu'il était éligible à ce traitement ? le doute s'est installé à la suite de renseignements informels mais qui naturellement ne seront jamais confirmés, omerta professionnelle oblige.

Sur le plan littéraire et éditoriale, 2021 a été une belle année. Mon recueil de nouvelles "Les aventures de Charlemagne Legba" a été finaliste du Prix Masterton. La visibilité de mon ouvrage à côté de celui de Joe Hill, auteur reconnu dans le milieu de la SFF et fils du célèbre Stéphen King, constitue une victoire pour moi. 

J'ai également signé deux contrats à compte d'éditeur, le premier avec les éditions Anibwe pour mon essai historique "Introduction profane à l'Ancienne Egypte" et le second aux Editions La Nouvelle Plume " le siège de Taghala",un roman qui marque mon retour dans le monde de la Fantasy épique, de la sword and soul en particulier. Ces deux ouvrages doivent paraître au début de l'année 2022.  Il n'est pas interdit d'espérer un meilleur écho au niveau des médias.

Car si je comprends que ces derniers soient submergés par les nouveaux livres et doivent procéder à une sélection stricte, en revanche je déplore l'impolitesse de la majorité des organes de presse et des blogs,  destinataires de mes derniers livres, qui n'ont pas daigné accusé réception.

Finaliste d'un prix de littérature de l'imaginaire, ayant récompensé par le passé des auteurs comme Mélanie Fazzi, Catherine Dufour, Jean-Christophe Chaumette, Laurent Whale, Bruno Pocheschi et d'autres, j'avoue mon désarroi face à une telle situation. Parfois, je me demande si je ne devrai pas me reconvertir dans la chansonnette ou écrire un énième ouvrage de pleurnichard sur le racisme, devenir un professionnel de l'indignation impuissante. Peut-être que je finirais par avoir une visibilité sur le plan des médias, notamment ceux qui se targuent d'être la voix de leur communauté. En réalité, ils sont surtout la voix des copains et des coquins. Réseau et mentalité pourrie quand vous nous tenez.

Vive 2022, asé pléré, an nou lité

Vive 2022 et son champ ouvert de possibles, même miné.

J'ai dit

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18 décembre 2021 6 18 /12 /décembre /2021 23:58

L'année 2021 s'achève avec un amoncellement de nuages sombres et sang, prêt à s'abattre sur la France avec ses nombreuses fractures :

COVID qui s'éternise, anomie sans fin dans les quartiers populaires, bruits de bottes dans les médias, insurrection populaire aux Antilles françaises contre les injustices séculaires et l'incurie de la classe politique locale inféodée aux grands puissances d'argent, catastrophes naturelles plus fréquentes et violentes dues au changement climatique; et pour finir une politique gouvernementale autoritaire avec les gens ordinaires, lâche et complaisant avec les puissants et les voyous.

La raison et le respect de l'autre désertent les échanges au quotidien, et désormais la Négrophobie progresse et gagne même en respectabilité avec la candidature d'un "journaliste pamphlétaire" qui revendique sa confession hébraïque et ses origines algériennes. Cette candidature symbolise une certaine forme d'intégration à la communauté nationale de tous les  Blancs d'origine étrangère possédant la citoyenneté nationale. A l'image des immigrés européens en Amérique, ils sont unis par le mépris à l'encontre  du Noir (africain ou antillais). L'année 2021 représente la revanche de ceux, qui sous la IIIème République étaient qualifiés de métèques. Leurs descendants ont oublié les mauvaises conditions d'accueils de leurs aïeux au pays des Droits de l'Homme. C'est là le privilège Blanc, que cela plaise ou non je m'en moque. Au bout de deux générations, on ne se demande pas si les descendants d'immigrés polonais, espagnols, portugais, italiens ou autres expatriés leucodermes sont de vrais français. Ils ont le passeport réglementaire : la blancheur de l'épiderme. En revanche, on demandera toujours à un Antillais, donc un Noir, ses origines. 

La France n'est pas la République de Weimar attendant de tomber dans les bras d'un nouvel Hitler, mais un Libéria européen sur le point d'être dépecé par des "seigneurs de guerre" d'un genre nouveau.

Que dois-attendre de 2002 ? Rien à part une descente continue dans les abysses de la haine et du mépris réciproque.

Humain, trop humain écrivait Nietzsche.

Pourtant, espérons, espérons, espérons 

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16 octobre 2021 6 16 /10 /octobre /2021 15:46
Bonjour,
 
A l'occasion de la parution de mon recueil "Ethiopiales" en format numérique chez Alamut Editions, découvrez ma dernière interview en cliquant sur le lien youtube ci-dessous :
https://www.youtube.com/watch?v=dGL1msipTVs

 

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12 octobre 2021 2 12 /10 /octobre /2021 16:45
Le Prix Masterton a été créé en 2000 à l'initiative de Marc Bailly pour rendre hommage à l'écrivain britannique, Graham Masterton le "Stephen King européen" qui marque de son empreinte la littérature fantastique depuis la décennie 1970.
Les œuvres sont primées dans trois catégories :
Meilleur roman francophone
Meilleur roman traduit
Meilleure nouvelle
Mon recueil de nouvelles "Les aventures de Charlemagne Legba" est finaliste de ce prestigieux prix littéraire.

 

 

Les aventures de Charlemagne Legba peuvent être commandées chez votre libraire mais aussi sur les sites suivants :
https://www.amazon.fr/aventures-Charlemagne-Legba-Kwam%C3%A9-Maherpa-ebook
https://lanouvelleplume.com/index.php/produit/les-aventures-de-charlemagne-legba/
https://www.fnac.com/livre-numerique/a15793392/Kwame-Maherpa-Les-aventures-de-Charlemagne-Legba#FORMAT=ebook

 

 

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4 février 2021 4 04 /02 /février /2021 16:30

 

 

Le 4 février 2016, Maurice White décédait des suites de la maladie de Parkinson. Je vous propose de lire ou de relire un article publié il y a cinq ans, article qui est un compte rendu de lecture de l'ouvrage autobiographique, paru à titre posthume en octobre 2016, de Maurice White "My life with Earth Wind and Fire". 

Sans entrer dans le détail, Maurice White nous raconte son enfance  et son adolescence  dans le contexte ségrégationniste de la ville sudiste de Memphis (Tennessee), son amour naissant pour la musique et la batterie en particulier, puis son départ pour Chicago après l’obtention de son baccalauréat pour retrouver sa mère et son beau-père le docteur Verdine Adams senior. A Chicago, il prendra la décision de devenir musicien professionnel. Sans concession, il évoque les difficultés pour intégrer le monde de la musique et du jazz en particulier, ses débuts chez le label « Chess Record », sa participation à la batterie au sein du groupe d’afro-jazz « The pharaohs » et dans le Ramsey Lewis Trio avant de partir pour la Californie afin de créer un groupe à partir de son thème astrologique où l’eau était absente « Earth, Wind and Fire ».

Il est à noter qu'au sein du groupe the Pharoahs, il va jouer avec louis Satterfield, Don Myrick et Rahm lee Davis qui formeront l'historique et inégalée section de cuivres d'EWF "the Phénix Horns." 

Dans cette aventure humaine, spirituelle,  musicale et commerciale, il sera toujours soutenu et secondé par son jeune frère, le bassiste Verdine White.  Dans son œuvre créatrice comme dans sa vie privée, Maurice White accorde une grande importance à la spiritualité jamais synonyme de bondieuserie, il se définit comme un croyant libre de toute entrave imposée par les religions révélées monothéistes, il s’adonne à la méditation, pratique le yoga et avant la vogue du « bio »  et des « végans », il bannit la viande de son alimentation. Par le biais les compositions musicales ainsi que les textes du groupe, du moins dans les années 1970, Maurice White veut partager avec son public ses connaissances acquises en matière philosophique, spirituelle, d’égyptologie. Le poète Khal Gibran, auteur du livre « Le prophète » exerce une influence sur sa vie, à tel point qu’il appellera  son fils Khabran. Il sera marqué par la mystique de cet auteur, caractérisée par l’unicité de l’existence et l’union à Dieu. Ce syncrétisme caractérisera Maurice White et son ouverture d’esprit vers les autres  cultures, extra-occidentales de préférence, néanmoins ce dernier n’a jamais renié ses origines africaines bien que devenu boudhiste. L’Égypte ancienne va occuper une place centrale dans sa vie, les pochettes d’albums (Spirit, All in All, Iam) réalisées par le dessinateur japonais Shinsei Nagoaka en seront les projections extérieures. Par deux fois, il se rendra en Égypte pour voir les monuments antiques et les pyramides en particulier. De par ses études personnelles, Maurice White a acquis la certitude que l’Égypte Ancienne était une civilisation négro-africaine.  Le lien avec le monde Noir est également symbolisé par le Kalimba, un piano  à pouce composé de lamelles métalliques que Maurice a découvert au contact du musicien Fred Humfreys et de sa fréquentation de « l’Afro Art theater » de Chicago où officiait Phil Cohran, un ancien musicien du Sun Ra Arkestra qui jouait lui-même d'un instrument appelé Space Harp. Cet instrument lamellophone inspirera également Maurice White.

Le Kalimba va contribuer à l’identité sonore du groupe, apportant une dimension spatiale et mystique à leurs albums des années 1970.

Aussi, le son du groupe est un creuset où se retrouvent les influences afro-cubaines, jazz, blues, musique populaire du Brésil découverte lors d’un voyage personnel en Amérique du Sud, soul et classique, sans que cela devienne du « cross over » de mauvais gout où l’identité musicale noire est niée.

Maurice déplore les stéréotypes machistes et matérialistes véhiculées par le Rap, son ambition était de faire de la musique populaire qui se voulait cultivée et digne, de mettre en valeur l’intelligence de l’Afro-américain,  et de ne pas le réduire à un cliché « hypersexué et décérébré ».

Ce livre fourmille d’anecdotes où rien n’est caché ou sous-estimé, Maurice White déclare avoir utilisé des produits stupéfiants pour mieux supporter sa maladie de parkinson, diagnostiquée en 1991, ni les circonstances ayant amené à la composition de titres célèbres comme Shining Stars, Spirit, Fantasy, September, boogie wonderland ou let’s groove.

On peut qualifier l’attitude de Maurice White de « négritude tranquille » tant dans ses rapports avec les Blancs qu’avec les Noirs, mais sans faire de concession dans le difficile milieu de l’industrie musicale. Maurice, adepte du développement personnel qu’il a découvert grâce au livres de Napoleon Hill (Les lois du succès), surmonte au cours de sa vie bien remplie, les échecs, d’abord celui de la première formation « Earth Wind and Fire », qu’il dissout après deux albums (1970 et1971) ne rencontrant guère de succès commerciaux, de la seconde dissolution en 1983, de la liquidation de son premier label de disques « american records », la vente de sa propriété de Carmel qu’il ne pouvait plus entretenir en raison de la baisse de ses revenus, le difficile retour de son groupe reformé en 1987 et une tournée américaine qui doit être interrompue pendant plusieurs semaines faute d’affluence du public. Persévérance, courage, talent et intégrité artistique ont marqué la vie de Maurice White. La dernière partie de son livre est particulièrement émouvante car il raconte sans détour, son combat contre la maladie de Parkinson à l’aide de la méditation et de la médecine traditionnelle, ses angoisses face à « l’évolution lente de sa maladie », sa volonté de créer malgré tout et d’être autonome. Il va remettre sur pied un nouveau label dénommé « kalilmba records », s’il ne participe plus aux tournées de son groupe, Maurice continue d’en produire les albums et même une comédie musicale qui sera jouée à Broadway.

En rédigeant ses mémoires, Maurice White savait que son temps sur Terre arrivait à son terme, car il écrit que ce livre sera le dernier album d’Earth Wind and Fire.

Pour ma part, j’espère que ce livre sera un jour traduit en français afin que le grand public découvre enfin un homme, qui n’était pas qu’un faiseur de « tubes pour danser » mais un authentique humaniste. J’en suis persuadé, le temps lui rendra cette justice.

 

 
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10 janvier 2021 7 10 /01 /janvier /2021 17:33

Bonjour, je pourrais vous présenter de classiques voeux pour cette nouvelle année.

Seulement, l'année écoulée n'incite guère à cet habituel exercice de style. En effet, sous couvert d'une lutte contre le COVID-19, se met en place un régime autoritaire qui avance masqué, comme semble le démontrer la "répression déguisée "qui a frappé des participants à un documentaire diffusé sur you tube et intitulé "Complots", documentaire qui critique sans complaisance la faillite du pouvoir politique dans sa lutte contre le CORONAVIRUS. Ainsi, un ancien ministre de la santé s'est désolidarisé de ce film où il a pourtant accordé un entretien, le professeur Péronne a été démis de ses fonctions de chef de service l'Assistance Publique Hôpitaux de Paris, un participant a été interné en milieu psychiatrique quelques  semaines après la diffusion de ce documentaire. Il est rationnellement difficile de croire au hasard, je prends évidemment le risque de me faire traiter de "complotiste". La liberté d'expression prônée par le chef de l'Etat se limite-t-elle à la critique des religions ?  Tant pis pour le caractère provocateur de cette question.

Cette remise au pas des contestataires de l'ordre voulu par "La République en Marche" qu'on devrait rebaptiser "l'Autoritarisme libéral en Marche", va au-delà et les démissions simultanées de deux représentants nationaux du Syndicat "vigie-police" suscitent également des interrogations, cette organisation syndicale minoritaire chez les policiers portait une voix discordante que l'on soit d'accord ou pas avec leurs positions. Ont-ils subi des pressions d'un autre temps que l'on croyait révolu ?

Vous trouverez ci-dessous des réflexions sur la crise sociale et politique ainsi que des préconisations, car le rôle du citoyen ne se limite pas à se déplacer dans un bureau de vote pour élire un "monarque républicain" et des "barons" pour les élections locales.

 

Restaurer la légitimité de l'Etat-nation

 

1) La crise sanitaire remet en cause la légitimité de l'Etat

 

La pandémie engendrée par la propagation du COVID-19, parti de Wuhan (République Populaire de Chine) dans le monde entier n'a fait que révéler au grand jour la faiblesse de l'Etat français et sa désorganisation face à la crise sanitaire.

Au début des années 2000, la France avait élaboré toute une stratégie pour faire face à une pandémie de type SRAS ou coronavirus. Cette stratégie a été expliqué au cours d'un colloque « Penser le futur » organisé par le Grand Orient de France[1]le 30 mars 2007, par Didier Houssin, Directeur Général de la Santé à cette époque. Il décrit la préparation des Pouvoirs Publics face à une pandémie [2]:

« Comment se préparer ? se préparer consiste d’abord à essayer d’élaborer une stratégie d’ensemble. Il est symptomatique qu’en France le choix ait été fait de confier au Secrétariat Général de la Défense Nationale, qui est un organisme tourné vers les questions de défense et de préparation face aux menaces terroristes, la préparation de ce plan d’ensemble….Ce plan a été testé par des exercices, évalué par des organismes parlementaires, nationaux, par des organismes européens. Il a été accompagné par l’acquisition de produits destinés à protéger la population et les professionnels les plus exposés tels que des médicaments antiviraux en grande quantité, des vaccins qui seraient disponibles, des masques destinés à protéger les professionnels et à être portés par les malades pour éviter la contamination. »

Plus d'une décennie plus tard, ces stocks stratégiques sont devenus insuffisants, une baisse ayant déjà été  constatée en 2015 par le sénateur Francis Delattre[3]. Cette baisse est liée au changement de doctrine gouvernemental et je me permets de citer le rapporteur de cette étude :

« ll a été décidé de ne pas renouveler certains stocks arrivant à péremption, par exemple, en raison de la plus grande disponibilité de certains produits et de leur commercialisation en officine de ville ou du transfert de la responsabilité de constituer certains stocks vers d'autres acteurs (par exemple, les établissements de santé et les établissements médico-sociaux pour les masques de protection FFP2 de leurs personnels). »

Cette diminution des stocks nationaux stratégiques et leur transfert de gestion vers d'autres acteurs[4] (entreprises publiques, hôpitaux) a débouché sur la pénurie, pénurie aggravée par la restructuration du secteur public hospitalier dans la cadre de la Révision Générale des politiques Publiques, ainsi que par la quasi disparition des capacités de production françaises de ces masques.

En conséquence, la défaillance stratégique de l'Etat a été palliée par les collectivités territoriales, les associations, les initiatives citoyennes et les contributions de certains industriels, pour fabriquer des masques de protection et des tenues de protection.  Incapable d'assurer la protection sanitaire de sa population.  Incapable d'assurer la protection sanitaire de sa population, l'Etat et ses administrations centrales sortent affaiblis de cette crise majeure. Il est affaibli non seulement sur le plan fiscal avec la baisse des revenus liés à la TVA, mais aussi en matière de légitimité. Cette illégitimité intervient dans un contexte fiscal particulièrement injuste envers les classes moyennes qui en 2015 représentaient 17, 1 millions de contribuables pour 37, 4 millions de foyers fiscaux. Elles se sont acquittées de  75 milliards d'euros d'impôts sur le revenu, ont largement contribué aux 710 milliards d'euros d'impots locaux et aux 184 milliards d'euros de TVA.

Cette incapacité de protection s'étend à d'autres secteurs comme la Sécurité Publique où les communes interviennent de plus en plus par le biais des Polices Municipales et le développement de la vidéo-surveillance.

Les citoyens vont de moins en moins admettre une pression fiscale accrue pour une protection aléatoire de la part de l'Etat.

Quand un Etat est perçu comme un prédateur fiscal, inapte à protéger ses habitants, nous aboutissons à une remise en cause du contrat, car pour paraphraser Hobbes « Le motif et le but de celui qui renonce à son droit ne sont que la sécurité de sa propre personne dans sa vie et dans les moyens de la préserver »[5]

Cette remise en cause de l'Etat-nation, construction juridico-politique qui a façonné la France à travers ses différents régimes politiques n'est pas inéluctable. En effet, la légitimité retrouvée de l'Etat passe par une nécessaire restauration de sa souveraineté tant nationale que populaire.

2. Propositions disruptives et concrètes, opérationnelles pour restaurer la légitimité de l'Etat-nation.

Ce n'est pas un phénomène politique récent, l'Etat territorial Ouest européen classique subit une crise liée à l'intégration dans une économie de marché à caractère transnational et ouvert, comme à la remise en cause de ses fonctions régaliennes et régulatrices macroéconomiques. Pour paraphraser Jurgen Habermas « Un Etat dont la liberté d'action est limitée a plus de difficulté à ses légitimer[6]. Or, quand cette légitimité est perdue « la symbiose de l'Etat-nation et de la démocratie, caractéristique principale des régimes parlementaires de l'après-guerre n'est plus garantie. La France et son système administratif n'est pas épargné. Depuis 1992, la Construction européenne est entrée dans une phase d'accélération du processus d'intégration. La subordination croissante du droit français au droit de l'Union Européenne ainsi que les transferts d'attributs de souveraineté aux autorités de l'Union (Commission, Banque Centrale Européenne) comme celui de battre monnaie, les règles budgétaires de l'Union obligeant à respecter un plafond de déficit dans le cadre du Pacte de stabilité. Toutes les réformes du service public dans le cadre de la Révision générale des politiques Publiques commencée sous le quinquennat Sarkozy (2007-2012), ont été prolongées sous le quinquennat Hollande. La baisse des dépenses publiques a été entreprise au détriment de la sécurité des Français, sécurité au sens global du terme : -10 000 fonctionnaires de police en moins, 73000 lits d'hôpitaux fermés au nom de la rentabilité financière.

Trois propositions pour restaurer la légitimité de l'Etat-nation

-Le retour de la souveraineté nationale

-Restaurer et respecter la souveraineté populaire

- Repenser le modèle administratif français

Le retour de la souveraineté nationale

La première proposition disruptive, ou de rupture, conditionne la restauration de l'Etat-nation, il s'agit de la rupture unilatérale et sans condition de la France avec l'Union Européenne. Un référendum sur le modèle Britannique doit être organisé. En rompant avec l'Union Européenne, la France récupérera sa souveraineté économique et monétaire à l'image de la Russie, de la Turquie, de la Norvège, de la Chine ou des USA. Cette première étape consiste en la reconquête de la Souveraineté nationale, bafouée en 2008 par le parlement français qui a ratifié le Traité de Lisbonne contenant l'intégralité des dispositions juridiques du projet de constitution européenne rejeté par le peuple français au référendum de 2005. Sortir de l'Union Européenne n'est pas synonyme d'isolationnisme, la France pourra librement choisir ses partenariats économiques, développer une souveraineté économique dans les secteurs stratégiques comme les transports, les télécommunications anciennes et nouvelles et à venir, et la santé. En un mot mener une politique efficace, l'argument de la petitesse géographique et démographique de la France n'est pas recevable, des Etats comme Taïwan, Singapour sont plus petits sur le plan de la superficie mais ont une performance économique et social que nul ne peut contester.

-Restaurer la souveraineté populaire

Pour reprendre l'expression d'un ancien président de la République  « La France qui se lève tôt pour aller travailler » ne doit plus se contenter de voter tous les 5 ans pour envoyer des députés à l'Assemblée Nationale sans leur donner de mandat impératif : celui de respecter le programme pour lequel ils ont été élus. Tous les deux ans, les députés établissent un bilan de leur actions. Des procédures seront à imaginer pour révoquer les députés qui n'auront pas respecter leur engagement.

Remplacer le Sénat par une Chambre des Métiers afin que la France du travail soit véritablement représentée et de manière équitable, ce qui n'est pas le cas actuellement à l'Assemblée Nationale. Cette deuxième chambre disposerait d'un véritable pouvoir législatif en matière de Droit Social (proposition de loi, vote conforme à celui du parlement, commissions d'enquête).

Revenir à un authentique régime parlementaire en transférant tous les pouvoirs du Président de la République au premier Ministre qui deviendrait le seul chef de l'exécutif.

-Repenser le modèle administratif français

L'Etat doit continuer à assumer ses missions régaliennes traditionnelles et cesser les pratiques d'externalisation en faveur du secteur privé. Il assure un rôle de stratège en partenariat avec les régions. Dresser un audit des finances publiques afin de bien séparer les prérogatives de l'Etat, de celles des collectivités locales afin d'éviter que les contribuables s'acquittent d'impôts différents pour les mêmes prestations.

Sur le plan économique, l'Etat doit donner les grandes orientations mais laisser aux Régions le soin de les décliner en tenant compte de la spécificité des territoires. Cependant sur le plan social, l'Etat continue d'être le garant de l'égalité entre les administrés. La crise sanitaire a été un accélérateur d'inégalités entre les administrés, ainsi le confinement a été préjudiciable aux étudiants qui ont perdu leur emploi d'appoint pour financer leurs études, à ceux qui proposaient leur service (bricolage et autres petits boulots), aux auto-entrepreneurs, aux artisans.  En conséquence, les associations caritatives comme « le Secours Populaire », les « restos du coeur » ont du faire face à un afflux inhabituel de personnes sollicitant des secours. Depuis plusieurs années, certains milieux politiques et intellectuels réfléchissent sur le revenu de base universel inconditionnel, la crise du covid-19 a malheureusement démontré la nécessité absolue de sa mise en place. Instaurer le revenu de base universel doit devenir une des priorités de l'Etat. Quant à son mode de financement, il peut être diversifié (rétablissement de l'impôt sur la fortune, taxe des GAFA, transactions financières, etc...). L'Etat doit assumer son rôle de « gendarme social » en faveur du peuple tout entier.

 

II. Restaurer la confiance entre les citoyens et les forces de sécurité intérieure.

 

1. Une peur à l'encontre de la Police et des forces de sécurité intérieure en général

 

Les forces de police et de gendarmerie n'ont pas dans leur ensemble un comportement liberticide et fascisant, comme cela est malheureusement la règle dans le mode de fonctionnement des polices d'état aux USA. Cependant lors de la crise des gilets jaunes de ces deux dernières années (2018-2020), des usages disproportionnées de la force et de la violence légitime par des policiers et des gendarmes ont causé des centaines de blessés graves avec des énucléations engendrées par des tirs de lanceurs de balles de défense. Les règles d'usage de ces armes non léthales n'ont pas été respectées dans certaines circonstances. 

Les règles strictes imposées dans le cadre du confinement limitant les déplacements des administrés ont également engendré des verbalisations illégales, sans fondement juridique et l'ONG Amnesty International fait état de violences policières illégales pendant la période du confinement. Aussi, l'hostilité à l'encontre des policiers n'a fait que croitre. De plus, l'Inspection Général de la Police Nationale en charge, entre autres, de « veiller au respect, par les fonctionnaires de police, des lois, des règlements et du code de déontologie de la Police Nationale », est accusée de manquer de partialité dans la conduite des enquêtes administratives et judiciaires. Il est reprocher à ce service pour parler prosaïquement de « couvrir ses fonctionnaires ». Ici se stiue le paradoxe de l'IGPN, car ce service est craint en interne par les fonctionnaires de police. En 2015, l'IGPN a mené 2125 enquêtes et la moitié a abouti à des sanctions administratives du 1er au 4ème groupe ; 47 policiers ont été révoqués ou mis à la retraite d'office, 88 ont été rétrogradés. L'IGPN est également perçu comme l'instrument du pouvoir politique pour neutraliser des fonctionnaires de police « lanceurs d'alerte ». Ainsi, au début des années 2000, le commandant Philippe Pichon a fait l’objet d’une sanction administrative, mise à la retraite d'office, pour avoir dénoncé à les dysfonctionnements du fichier STIC (système de traitement des infractions constatées, en rendant publique la fiche de deux stars du monde du spectacle : Johny Hallyday et Jamel Debbouze. Ces Déficiences étaient confirmées peu après par la CNIL pour d'autres citoyens. Cette sanction est survenue après l'enquête de l'IGPN.

Que faire pour rétablier la confiance entre la population et la police, les policiers eux mêmes en leur institution ?

Il faut opérer une révolution copernicienne en matière de contrôle des policiers.

 

  1. Transfert des pouvoirs d'investigations, sanctionnateurs et propositions de sanction,  au Défenseur des Droits

 

Le défenseur des droits a repris les prérogatives du Médiateur de la République, lui même inspiré de l'L’ombudsman suédois. Cependant, le Défenseur des Droits ne dispose pas du champ de compétence de son homologue suédois, qui peut « dresser des procès-verbaux s’il constate que des mesures prises par un organisme public ou un agent public sont en conflit avec la législation en vigueur ou tout autre statut » ou «  engager des procédures judiciaires contre un agent qui, au mépris de sa fonction ou de sa mission, aurait commis une infraction pénale autre qu’une violation de la liberté de la presse ou du droit à la liberté d’expression ».L’Ombudsman a la possibilité de rédiger un rapport sur un fonctionnaire pour manquement à ses devoirs.  En 2018, l'ombudsman a traité 1032 dossiers relatifs à la police.

Le cas de l'ombudsman démontré qu'un contrôle externe et impartiale sur les forces de sécurité intérieure avec des pouvoirs sanctionnateurs est possible. Une recommandation du Code européen d'éthique de la police dispose dans son paragraphe VI «  La police doit être responsable devant l'Etat, les citoyens et leurs représentants. Elle doit faire l'objet d'un contrôle externe efficace. Ce code est une émanation du Conseil de l'Europe, à ne pas confondre avec la très intrusive Union Européenne.

Certes, en France, le Code de déontologie de la Police Nationale et de la Gendarmerie Nationale modifié en 2014 prévoit que « La Police Nationale et la gendarmerie sont soumis au contrôle du défenseur des droits » .

Mais ce contrôle se limite à des recommandations et les 44 référents en matière de déontologie et la sécurité ne disposent que d'un pouvoir de transaction consistant assurer par la voie du règlement amiable, le traitement des dossiers portant sur des refus de plainte ou des propos déplacés.

Les propositions pour renforcer les pouvoirs du Défenseur des Droits sont les suivantes :

-Nomination du défenseur des droits par les deux chambres du parlement, comme son homologue Suédois, afin de le rendre indépendant du pouvoir exécutif.

-Rapport annuel de son activité devant le parlement

-Contrôle de son action par le parlement

- Transferts des pouvoirs d'investigations de l'IGPN au profit du Défenseur des Droits

-Proposition et pouvoir de sanction administrative partagée avec la Direction Générale de la Police Nationale.

-Renforcer les moyens humains avec des gendarmes, douaniers, policiers retraités, ancien magistrat, contractuels de droit public

-Placement des lanceurs d'alerte des forces de la sécurité intérieure sous la protection directe du Défenseur des Droits.

 

[1]    Didier Houssin, la devinette des épidémies in Perspective Ecossaire n°150, automne 2009, pp 65 à 75

[2]    Didier Houssin, ibidem p,68

[3]                Rapport d'information n°625 (2014-2015) de M. , fait au nom de la commission des finances, déposé le 15 juillet 2015

[4]   Selon la doctrine du Secrétariat Général de la défense et de la sécurité nationale : « Il revient à chaque employeur de déterminer l’opportunité de constituer des stocks de masques pour protéger son personnel » in Doctrine de protection des travailleurs face aux maladies hautement pathogènes à transmission respiratoire, n° N° 241/SGDSN/PSE/PSN du 16 mai 2013

[5]    Jean Touchard, Histoire des idées politiques page 330.

[6]    Jurgen Habermas, Après L'Etat-Nation, une nouvelle constellation politique, p.77

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7 juin 2020 7 07 /06 /juin /2020 16:59

Restaurer la confiance entre les citoyens et les forces de sécurité intérieure.

 

 

1. Une peur à l'encontre de la Police et des forces de sécurité intérieure en général

 

 

 

La mort de l'afro-américain Georges Floyd lors de son interpellation violente à Mineapolis par des fonctionnaires de police a soulevé de légitimes mouvements de colère aux USA, cette vague de protestations touche également la France. de la mort d'Adama Traoré, en passant par l'usage disproportionné de la force et de la violence légitime par des policiers et des gendarmes qui ont causé des centaines de blessés graves avec des énucléations engendrées par des tirs de lanceurs de balles de défense, le comportement des fonctionnaires de police et des militaires de la gendarmerie est perçu comme liberticide. De plus, la récente révélation de conversations à caractère fasciste, négrophobe dans une conversation whatsapp ainsi que dans un groupe "facebook" regroupant des milliers de policiers et de gendarmes, renforce l'impression d'une forte influence fascisante au sein des forces de l'ordre. Une influence malheureusement encouragée par les attentats islamistes de ces dernières années et par la complaisance d'édiles de villes de banlieues avec certains milieux islamistes.

 

Par ailleurs, Les règles strictes imposées dans le cadre du confinement limitant les déplacements des administrés ont également engendré des verbalisations illégales, sans fondement juridique, et l'ONG Amnesty International fait état de violences policières illégales pendant la période du confinement. Aussi, l'hostilité à l'encontre des policiers n'a fait que croître.

De plus, l'Inspection Général de la Police Nationale en charge, entre autres, de « veiller au respect, par les fonctionnaires de police, des lois, des règlements et du code de déontologie de la Police Nationale », est accusée de manquer de partialité dans la conduite des enquêtes administratives et judiciaires. Il est reprocher à ce service pour parler prosaïquement de « couvrir ses fonctionnaires ». Ici se situe le paradoxe de l'IGPN, car ce service est craint en interne par les fonctionnaires de police. En 2015, l'IGPN a mené 2125 enquêtes et la moitié a abouti à des sanctions administratives du 1er au 4ème groupe ; 47 policiers ont été révoqués ou mis à la retraite d'office, 88 ont été rétrogradés. L'IGPN est également perçu comme l'instrument du pouvoir politique pour neutraliser des fonctionnaires de police « lanceurs d'alerte ». Ainsi, au début des années 2000, le commandant Philippe Pichon a fait l’objet d’une sanction administrative, mise à la retraite d'office, pour avoir dénoncé à les dysfonctionnements du fichier STIC (système de traitement des infractions constatées, en rendant publique la fiche de deux stars du monde du spectacle : Jonhy Hallyday et Jamel Debbouze. Ces Déficiences étaient confirmées peu après par la CNIL pour d'autres citoyens. Cette sanction est survenue après l'enquête de l'IGPN.

Que faire pour rétablir la confiance entre la population et la police, les policiers eux mêmes en leur institution ?

Il faut opérer une révolution copernicienne en matière de contrôle des policiers.

 

  1. Transfert des pouvoirs d'investigations, sanctionnateurs et propositions de sanction,  au Défenseur des Droits

 

Le défenseur des droits a repris les prérogatives du Médiateur de la République, lui même inspiré de l'L’ombudsman suédois. Cependant, le Défenseur des Droits ne dispose pas du champ de compétence de son homologue suédois, qui peut « dresser des procès-verbaux s’il constate que des mesures prises par un organisme public ou un agent public sont en conflit avec la législation en vigueur ou tout autre statut » ou «  engager des procédures judiciaires contre un agent qui, au mépris de sa fonction ou de sa mission, aurait commis une infraction pénale autre qu’une violation de la liberté de la presse ou du droit à la liberté d’expression ».L’Ombudsman a la possibilité de rédiger un rapport sur un fonctionnaire pour manquement à ses devoirs.  En 2018, l'ombudsman a traité 1032 dossiers relatifs à la police.

Le cas de l'ombudsman démontré qu'un contrôle externe et impartiale sur les forces de sécurité intérieure avec des pouvoirs sanctionateurs est possible. Une recommandation du code européen d'éthique de la police dispose dans son paragraphe VI «  La police doit être resposnable devant l'Etat, les citoyens et leurs représentants. Elle doit faire l'objet d'un contrôle externe efficace. Ce code est une émanation du Conseil de l'Europe, à ne pas confondre avec la très intrusive Union Européenne.

Certes, en France, le Code de déontologie de la Police Nationale et de la Gendarmerie Nationale modifié en 2014 prévoit que « La Police Nationale et la gendarmerie sont soumis au contrôle du défenseur des droits » .

Mais ce contrôle se limite à des recommandations et les 44 référents en matière de déontologie et la sécurité ne disposent que d'un pouvoir de transaction consistant assurer pa la voie du règlement amiable, le traitement des dossiers portant sur des refus de plainte ou des propos déplacés.

Les propositions pour renforcer les pouvoirs du Défenseur des Droits sont les suivantes :

-Nomination du défenseur des droits par les deux chambres du parlement, comme son homologue Suédois, afin de le rendre indépendant du pouvoir exécutif.

-Rapport annuel de son activité devant le parlement

-Contrôle de son action par le parlement

- Transferts des pouvoirs d'investigations de l'IGPN au profit du Défenseur des Droits

-Proposition et pouvoir de sanction administrative partagée avec la Direction Générale de la Police Nationale.

-Renforcer les moyens humains avec des gendarmes, douaniers,policiers retraités, ancien magistrat, contractuels de droit public, membres d'association de défense des droits de l'homme, juristes et personnalités indépendantes.

-Placement des lanceurs d'alerte des forces de la sécurité intérieure sous la protection directe du Défenseur des Droits.

 

Chers lecteurs, si vous êtes d'accord avec ces propositions, je vous invite à les recopier, les transférer et à les adresser au député de votre circonscription afin qu'elles deviennent une proposition de loi. Plus que jamais la confiance envers les forces de sécurité doit être l'affaire de tous.

 

J'ai dit

 

 

 

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