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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 17:16
Prix Masterton 2016-catégorie nouvelle "Le vampire des origines"

Le prix Masterton 2016 a été décerné dans la

catégorie nouvelle à l'anthologie en deux

volumes "Le vampire des origines"- collection

lunologie aux Editions Lune Écarlate. A

titre collectif, mon court récit "le conquérant de

sang" bénéficie de cette récompense, elle est en

compagnie d'autres récits de qualité délaissant le

chemin balisé de nos manuels scolaires et

universitaires. Assourbanipal, Juda, Caligula,

Attila et bien d'autres personnages historiques

aux mœurs impitoyables entraîneront les

lecteurs exigeants au cœur de leur cruauté et de

de leur décadence morale.

Pour commander cette anthologie, outre la FNAC ou amazon, voici les liens pour vous les procurer auprès des éditions Lune Ecarlate

http://lune-ecarlate.com/produit/le-vampire-des-origines-livre-i/

http://lune-ecarlate.com/produit/le-vampire-des-origines-livre-ii/

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 23:21

De l’afrofuturisme à la Sword and Soul[1]

Selon certaines sources, le terme afrofuturisme a été théorisé pour la première en 1994 par le critique Mark DERY dans son essai « Black to the future ». Cet auteur évoque une science et une cyberculture du 20ème siècle au service d’une réappropriation de l’imaginaire, de l’expression et de l’identité Noire. L’afrofuturisme touche des domaines variés de l’art liés aux cultures Noires : Littérature, musique, graphisme, etc…. Les uns fécondant les autres. Ce courant représente le point de convergence des Noirs qui entendent participer à la modernité, à marier l’anticipation imaginative avec la réappropriation de la culture afro-égyptienne et de l’histoire des grands royaumes africains de la période médiévale. La rencontre entre l’Ancienne Egypte et la Science Fiction chez les créateurs Noirs se manifeste d’abord par les compositions du pianiste Herman Poole Blount (1914-1993) plus connu sous le solaire pseudonyme de Sun Ra. Sur le plan musical Sun Ra va influencer Georges Clinton et ses groupes expérimentaux tels Funkydelic et Parliament. Cependant, dans les années 1960 et 1970, l’influence de Sun Ra ira au-delà du funk expérimental de Clinton, pour irradier les compositions mystiques du saxophoniste Pharoah Sanders (the creator has a master plan, lower and uper egypt, equinox), mais aussi de manière plus inattendue celles du groupe fondé par le batteur de jazz Maurice White : Earth Wind and Fire. En effet, si cette formation de jazz-funk est davantage connue pour ses succès commerciaux dansants depuis 1978, elle est née en 1969 à Chicago dans le bouillonnement des luttes pour les Droits Civiques et l’ébullition d’une nouvelle créativité Noire. Les premiers enregistrements du groupe de Maurice White sont empreints de spiritualité dont les albums Open our eyes (1974), Spirit (1976) and All in All (1977) constituent le paroxysme mystique. Comme les disques et les spectacles de Sun Ra, Maurice White use de tout un arrière plan visuel inspiré à la fois de l’ancienne Égypte et du Space Opera. S’agit-il d’une simple récupération commerciale de la part d’un musicien qui s’est très tôt sensibilisé à la production ? Si cette hypothèse ne peut être totalement exclue, je pense qu’il y a une sincérité dans la démarche de Maurice White au début de la décennie 1970. En effet, arrivé dans les années 1960 à Chicago, il est d’abord batteur de jazz pour les studios Chess Record avant d’intégrer le Ramsey Lewis Trio entre 1963 et 1967. Durant cette période, Maurice White devient boudhiste, s’initie à l’astrologie et à l’égyptologie. D’ailleurs dans le documentaire « shining stars », il affirme qu’il voulait à travers sa musique partager ses connaissances dans ces différents domaines avec le public. Surtout durant cette période riche sur le plan créatif, Maurice White découvre le Kalimba, un piano à pouces originaire de l’Afrique Centrale et de l’Est. Il transforme cet instrument traditionnel en un symbole de la modernité, notamment en l’électrifiant comme une guitare pop. Une chanson du groupe intitulé « Kalimba story (1974) narre sa découverte dans un magasin de Chicago. Il est à noter que Sun Ra avait migré à Chicago en 1958, donc il est indéniable que son côté visionnaire et mystique ait influencé le jeune Maurice White arrivé quelques années plus tard dans la capitale du blues moderne. Sun Ra affirmait être né sur la planète saturne et qu’il avait été envoyé sur Terre par le Créateur de l’Omniverse (multivers en français). Cette veine extra-terrestre se retrouve chez Georges Clinton avec son célèbre titre « Mothership connection », une chanson dans laquelle un vaisseau mère vient sur Terre pour ramener les Noirs sur leur planète d’origine, mais surtout dans un titre du groupe Earth Wind and Fire « Jupiter » extrait de l’album All In All. Titre qu’il est possible de traduire par totalité, mot pour désigner Dieu. Le penseur Bruno Giordano utilisait également cette expression pour évoquer le divin. La chanson « Jupiter » guère connue du grand public narre une rencontre fantasmée avec un être venu de l’espace appelé Jupiter, décrit comme un homme âgé et mystérieux venu du fin fond de l’espace pour lui délivrer un message de liberté. Il peut paraitre étonnant que Maurice White parle de Jupiter dans ce chant, mais cet amateur d’égyptologie fait certainement référence au dieu issu du syncrétisme alexandrin des derniers siècles avant la naissance du prophète Jésus, où le zeus grec fusionne avec le dieu égyptien Amon. Cette période de l’antiquité finissante jettera les bases de l’alchimie moderne avec les écrits (légendaires) du Corpus Hermeticum d’Hermes Trismegiste parfois assimilé au dieu égyptien Toth (créateur des hiéroglyphes). Mais à ce stade, j’ai conscience de dévier de mon sujet initial.

Adolescent puis jeune homme, j’ai découvert, et je continue de découvrir, l’Afrofurisme de manière éparse et tardive, avant même son invention par Mark Derry, mais en rassemblant de manière inconsciente ses différents éléments. Les compositions d’Herbie Hancock de sa période électrique avec ses pochettes tenant autant de l’explosion ethnique africaine que de la Science fiction ( Sextant-1975, the living proof-1974, Man Child-1975, Dis is Da Drum-1995), dans une certaine mesure Miles Davis (on the corner -1972, Bitches Brew-1969) Wayne Shorter (Odyssey of Iska-1971) ont jalonné mes découvertes musicales. Pour l’anecdote, un de mes personnages principaux de la Geste d’Osseï (Ikor Editions) et des Chroniques de l’Age de Fer (Edilivre) : Iska est directement inspiré du concept album du saxophoniste Wayne Shorter dont le titre « odyssey of Iska », Iska signifiant vent en Haoussa. J’ai commencé à rédiger des écrits toujours ancrés dans le domaine de l’imaginaire dès l’âge de 10 ans, de manière inconsciente et comme guidée par une force supérieure, je me suis attaché à enraciner mes histoires dans un cadre égyptianisant et ce avant le premier grand choc intellectuel de ma vie, la découverte en 1986 de Cheick Anta Diop et de son livre majeur « Nations nègres et culture ». Dans cet ouvrage, il démontre avec une argumentation d’historien et une rigueur scientifique, les fondements nègres de la civilisation égyptienne. Mon seul regret, avoir découvert cet égyptologue au moment de sa mort par le biais d’un hommage publié dans un journal africain, son œuvre ayant été de son vivant joyeusement censuré par des conservatismes inavouables. Sur le plan littéraire, j’ai aussi pas mal lu, les classiques de la Science-Fiction (Ray Bradbury-Chroniques Martiennes, Arthur C.Clarck-2001 l’odyssée de l’espace, Jules Verne-De la Terre à la Lune) de la fantasy (Robert Howard-Conan, Kull le roi barbare, Michael Morcook-cycle d’Hawkmoon, Tolkien-Seigneurs des anneaux, Bilbo le Hobitt) comme de la littérature générale (Gustave Flaubert-Salambo, Alexandre Dumas-Les trois mousquetaires, Homère- L’Iliade, l’odyssée, etc…). Je pourrais également citer les influences cinématographiques et télévisuelles où la saga de la Guerre des Etoiles cohabite avec « Shaft » le héros emblématique de la blackxploitation des années 1970 et la série émouvante « Racines » contant l’épopée familiale d’afro-américains de la période esclavagiste jusque dans la décennie 1960. Cependant, en 1988 je faisais une nouvelle découverte décisive. Comme la plupart des découvertes, le hasard, pour ne pas dire synchronicité, a conduit mes pas dans un magasin parisien appelé « Le carnaval des affaires ».Il s’agissait d’un commerce, aujourd’hui disparu, spécialisé dans la vente et l’écoulement de produits démarqués ou de livres normalement condamnés au pilon. Au milieu d’ouvrages inintéressants où on trouvait pêle-mêle les mémoires d’un artiste passé de mode ou des livres à la postérité éphémère, j’ai mis la main sur les trois livres du cycle d’Imaro le guerrier Illyassaï de l’auteur Afro-canadien Charles Robert Saunders publiés aux éditions Garancières.

D’un seul coup, je venais de faire connaissance avec un des auteurs majeurs de la Fantasy épique, mais une fantasy épique se déroulant dans un univers parallèle évoquant les civilisations et les cultures de l’Afrique Noire, univers où un héros à fois psychiquement tourmenté et physiquement puissant affronte des forces occultes prêtes à submerger le monde connu.

La lecture des aventures d’Imaro a changé ma manière d’écrire, Charles Saunders a contribué à élargir le champ de mon imaginaire pourtant pas limité au médiéval-fantastique européen. Bien des années plus tard, je rejoignais le réseau social nord-américain « Black Science Fiction Society » dédié aux auteurs Noirs de Science-fiction, de fantastique et fantasy dans lequel je me retrouvais en compagnie de Charles Robert Saunders. Un nouveau chapitre de ma vie créative s’écrivait de nouveau, désormais sous la bannière de la « Sword and Soul », terme pour désigner les romans ou nouvelles de Fantasy se déroulant dans un univers évoquant les anciennes grandes civilisations africaines, leurs cosmogonies et leur spiritualité. En 2010, ma nouvelle intitulée « curse » (malédiction en français) a été traduite par un membre de la Black Science Fiction Society et publiée dans le recueil « Genis, an anthology of black science fiction ». Un texte court dont l’intrigue se situe sur le continent azanien, avec une apparition du héros du cycle des guerres iblisiennes Osseï.

Voici en quelques lignes, rapidement évoqué le lent processus d’alchimie littéraire qui a abouti à la rédaction de la « Geste d’Osseï », et pour reprendre le titre d’un livre sacré égyptien, à « sa sortie vers la lumière. »

Vie, Santé, Force

[1] Ce texte a été publié il y a plus d’un an sur le blog littéraire d’Ikor Editions. A la suite de la disparition en date du 4 février 2016 de Maurice White, fondateur du groupe Earth Wind and Fire, j’ai décidé de le publier sur mon blog personnel afin de rendre hommage une fois de plus à un musicien d’exception doublé d’un initié.

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 08:18

Ma nouvelle " Le conquérant de sang" a été retenue pour être publiée dans l'anthologie "Vampire des origines" aux Editions Lune Ecarlate sous la supervision de Marc Bailly. Ces derniers jours, le contrat a été signé et envoyé à l'éditeur. Dans cette anthologie en deux volumes, je serai en bonne compagnie. Je vous invite à découvrir ci-dessous les auteurs qui participent à cette belle aventure de l'imaginaire sanglant.

1. Nokomis Mithrandir : La femme
2. Eric Lysoe : La disparition
3. Jessica Ledent : La bête debout
4. Barnett Chevin: Quand l’hiver vient
5. Yann Quero : Le dernier des Anunnakis
6. Kwamé Maherpa : Le conquérant de sang
7. Fabien Claver: Les nocturnes
8. Nicolas Saintier : Agnus Dei
9. Mélissa Restous : Le Baiser
10. Valérie Frances : Caligula
11. Chloé Boffyy : L’autre testament
12. Musyne : La campagne de Dacie
13. James Riddick : Les origines du mal
14. Jérôme Felin : El Wajran
15. Jess Kaan : Des âmes
16. Yaël-July Nahon : Good Luck Mister Chance
17. Marie-Charlotte Tanguy : Naissance d’un vampire
18. Jibé Leblanc : L’apocalypse selon l’an mille
19.Patrick Saint-Vast : Le Remède
20. Anthony Boulanger : Galahad et le chevalier noir
21. Chris Red : La Naissance d’un vampire
22. Salyna Cushing-Price : Lignage
23. Michel Lamart : Felix Culpa !
24. Tepthida Hay : Parmi les ombres du château
25. Pierre Brulhet : Démon blanc
26. Daniel Walther : La seconde jeunesse de la bienheureuse Comtesse Loba
27. Jean Lhassa & Mithyc : Un nouveau monde
28. Nicolas Pages : Le secret des frères mineurs
29. Valérie Simon : Hans
30. Marc Van Buggenhout : Lilith

L'action de la nouvelle "conquérant de sang" se déroule à l'apogée de la domination de l'empire assyrien sur le Proche Orient et l'Ancienne Egyptye, hégémonie à laquelle s'oppose les Pharaons de la Vingt-cinquième dynastie. Je n'en dirai pas davantage. Rendez-vous dans quelques semaines.

Pendant la période estivale, trois nouvelles ont été également rédigées. Deux d'entre elles se déroulent à la Martinique où le surnaturel fait irruption dans la vie ordinaire et dérange un certain ordre issu de l'ancienne période coloniale. Les textes ont été respectivement intitulés : Anges Noirs aux portes de l'enfer et héritage.

De longs travaux de recherche et d'écritures sont encore en cours ou vont reprendre, en particulier la rédaction de la deuxième époque du cycle des Guerres iblisiennes.

Vie, santé,force

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 20:43
Souvenirs d'un marron-compte rendu de lecture

Souvenirs d’un marron
Tome 1 : La traversée
Tome 2 : L’Affranchi


Le titre prometteur de ce roman en deux tomes paru aux Editions Madinina a attiré mon attention au cours d’une après-midi passée à la foire de Paris, et plus particulièrement dans le pavillon consacré aux cultures du Monde. Par ailleurs, le dynamisme communicatif de son auteur, Mr Jean-Charles Pamphile, m’a convaincu. L’histoire d’un adolescent trahi par les siens et déporté vers les Isles à sucre par des négriers, une atmosphère à la lisière du fantastique, tous ces éléments ne pouvaient que séduire votre serviteur, auteur de sword and soul devant l’éternel.
La lecture de ce roman a suscité en moi des réactions contrastées. Tout d’abord, contrairement à certains écrivains antillais qui se sentent obligés de s’exprimer par le biais d’une prose absconse, le style de Jean-Charles Pamphile est limpide, agréable à lire mais se refuse à tout simplisme. En apparence, le titre « souvenirs d’un marron » s’avère trompeur. Car le vieil homme incarné par le narrateur ne participe pas à des révoltes armées d’esclaves dans l’île où il a été déporté. Pour autant, à sa façon il se révolte contre un système concentrationnaire qui veut lui ôter son humanité, aliéner au plus profond de son être toute spiritualité propre à la race Noire.
Ce roman se situe dans la lignée du récit initiatique et bascule par moment dans l’onirisme et le fantastique, notamment lorsque notre conteur effectue un voyage rêvé au cœur de la Montagne sacrée ou débarque une île peut-être fantasmée. La frontière entre le réel et l’imaginaire s’estompe. Pour autant notre héros principal ne sombre pas dans la folie ou la résignation vaine ; le navire négrier et la Montagne Sacrée représentent un athanor où émerge un homme nouveau, conscient de sa mission auprès de ses compagnons d’infortune. Notre narrateur est destiné à être un « papa-feuille », pour soigner les maux physiques de ses frères en esclavage et paradoxalement de ses bourreaux, mais également (ce qui est sous-entendu) les maux psychiques.
Le narrateur est confronté à son Ombre, c’est-à-dire le dénommé Mavoumgo-mavoumgo. A ce contexte onirique et jungien de la traversée (tome 1), l’auteur nous entraîne dans un roman que je qualifierai d’alchimique. S’il confronte le lecteur aux horreurs de l’économie esclavagiste de la plantation, Jean-Charles Pamphile tente également par le biais de son « papa-feuille » de tirer le meilleur dans l’homme, même parmi les plus détestables comme l’officier en second du navire négrier ou le très antipathique et jeune « Jean-Philippe », l’héritier de la plantation où notre conteur survit dans le second tome.
Il est également question de transmission de la mémoire et des valeurs dans les rapports entre le narrateur, devenu un vieillard, et un jeune garçon qui écoute avec attention son long récit de vie.
Paradoxalement, la qualité de roman constitue sa principale faiblesse. En effet, le message qui émane de ce livre me gêne, même si l’intention est estimable, de par sa volonté sous-jacente de réconciliation entre les victimes et les tortionnaires. Comment la réconciliation entre deux communautés humaines au passé à la fois commun et antagoniste peut-elle être possible dans un contexte de domination raciale, spirituelle et économique toujours au détriment des Noirs ?
Dans son ouvrage d’une réelle et foisonnante richesse philosophique, l’auteur nous fait part, du moins selon ma propre analyse, de son désir de vivre dans une Martinique débarrassée de ses antagonismes raciaux. Ma principale réserve concerne les réactions du personnage central, le narrateur. Tout d’abord il s’exprime comme un agrégé de philosophie, ce qui peut nuire à la crédibilité de son héros. Un autre point me gêne également, à l’exception de la mise à mort de d’un officier du navire négrier surnommé « Mogod Djougou », la quasi-absence d’une colère libératrice. Pourquoi un personnage Noir de fiction doit-il être toujours mesuré dans son rapport de subordination à l’autre ? Dans le monde réel de l’histoire politique, Toussaint Louverture, Ménélik l’empereur d’Ethiopie, le franc-maçon afro-américain David Walker, Winston Churchill, Charles De Gaulle face à la philosophie du Mal incarnée tant par le colonialisme que par le nazisme n’ont pas fait preuve de modération mais bien au contraire se sont comportés en combattants jusqu’aux boutistes de la liberté. Dommage que je n’ai pas retrouvé tout au long de roman, l’esprit de cette phrase prononcée par le héros après la mort de « Mogod Djougou » :
« N’oublie pas que d’avoir pitié de la panthère c’est condamner à mort les agneaux ! »
Pour résumer « Souvenirs d’un marron » est un ouvrage initiatique, de transmutation individuelle tournée vers les autres et de transmission de la mémoire à destination des jeunes générations. Dans la lie de la période esclavagiste, Jean-Charles Pamphile a tenté de transformer le plomb de la haine en or humaniste.
Seul un livre de qualité peut motiver autant d’interrogations. Je ne peux qu’en recommander la lecture autant pour le plaisir procuré que par la réflexion qu’il engendre inévitablement.

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 23:51
Légendes d'Afrique

Une année 2015 qui débute sous les auspices de la création, après mon roman « La Geste d’Osseï-cycle des guerres iblisiennes-1ère époque » disponible à partir du 1er février chez Ikor Editions, et ma nouvelle « Manta 131 » parue dans le recueil collectif dirigée par Marc Bailly « Histoire ….de folie » aux Editions Lune Ecarlate, un autre texte court « Sécheresse et chaos » est publiée aux Editions Elenya dans l’anthologie « Légendes d’Afrique » sous la direction de Marc Bailly. Dans cette nouvelle, Une terre confrontée à une sécheresse et ravagée par des guerres pour le contrôle de l’eau, une quête menée par un héros maudit, tels sont les fils conducteurs qui plongeront le lecteur dans le monde de fureur et de légendes du continent Azanien, de la fantasy épique pure et dure dans la tradition de la « Sword and soul ».

A côté de l’univers azanien, omniréprésent dans les différents écrits de Kwamé Maherpa, projection fantasmée et peut être résurgence d’un passé glorieux demandant à devenir futur, découvrez également les écrits de Rose Beryl, David Bry, Fabien Clavel, Christophe Collins, Sophie Dabat, Boris Darnaudet, Alain Dartevelle, Jérôme Félin, Serena Gentilhomme, Gudule, Céline Guillaume, Gulzar Joby, Jacques Mercier, Jean Milleman, Emmanuelle Nuncq, Brice Tarvel, Marc Van Buggenhout et Patrick Saint-Vast.

Pour commander ce recueil

http://elenya-editions.com/boutique/fr/72-legendes-d-afrique-collectif-9791092512342.htmlon

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 23:37
La Geste d'Osseï-Cycle des guerres Iblisiennes

Sur le continent Azanien règne Iblis, l'antédieu, qui l'a conquis par le sang et la trahison. Tyran démoniaque qui se veut divinité unique, Iblis ne craint que le sceptre Heka, taillé dans l'arbre de vie, symbole de puissance et d'unité ayant appartenu à Atlanersa, qui pourrait le détruire. Contre sa tyrannie se dresse Osseï, fils du duc d'Anuba et descendant d'Atlanersa le premier Haut-Roi Azanien. Tour à tour corsaire, mercenaire, galérien et corsaire, parti à la recherche du précieux bâton de commandement, il participe à des multiples batailles.

Au cours des nombreuses aventures qui jalonnent son périple il croise la route de personnages qui marqueront sa vie d'hommes à tout jamais tels que Tays la corsaire, Francus le mercenaire et Mosis le grand Hougan. Confronté aux puissances ténèbres au cœur de cités décadentes, Osseï mène également un parcours initiatique qui l'aide à retrouver le chemin de ses origines, le combat contre le Grand Achitecte du Chaos se doublant également d'un combat intérieur. Il découvrira aussi les affres de la souffrance avec la perte spirituelle d'Oya, celle qu'il a aimé en premier et aussi la perte physique de Tays, la corsaire qui saura vaincre son égoïsme pour se mettre au service de la cause défendue par Osseï.

Ouvrage disponible chez Ikor Editions : http://www.ikoreditions.com/commander.php?Id_Produit_Demande=id_la_geste_d_ossei_707011&Ht_Tab_Service=370

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 21:53
D'un quotidien morne et morose surgit l'irrationnel, celui qui vous entraîne sans prévenir dans les profondeurs et qui vous ouvre une porte vers un autre monde, soulève la trappe du soupirail débouchant sur la pierre cachée de nos faiblesses les plus intimes. En lisant Histoire de folie, vous n'aurez plus le même regard sur un
hippocampe, vos proches, les trophées de
chasse, même un train ne vous inspirera plus confiance.
Vous aimez frissonner, Histoire de....folie est pour vous, retrouvez les auteurs de cette anthologie, Sophie Dabat, Johana Almos, Kwamé Maherpa, Patrick St VAst, Jacques Mercier, Arnauld Pontier, Bruno Pocheschi et JB Leblanc. Cette anthologie est en pré-commande sur le site des Editions Lune Ecarlate jusqu’au 15 décembre 2014

Jusqu'au 15 décembre 2015, cette anthologie est en pré-commande sur le site des Editions Lune Ecarlatehttp:////lune-ecarlate.com/produit/histoires-folie/

 

Histoire de.......folie
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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 21:09
HISTOIRE DE....FOLIE

D'un quotidien morne et morose surgit

l'irrationnel, celui qui vous entraîne sans prévenir

dans les profondeurs et qui vous ouvre une porte

vers un autre monde, soulève la trappe du

soupirail débouchant sur la pierre cachée de nos

faiblesses les plus intimes. En lisant Histoire de

folie, vous n'aurez plus le même regard sur un

hippocampe, vos proches, les trophées de

chasse, même un train ne vous inspirera plus

confiance.

Vous aimez frissonner, Histoire de....folie est

pour vous, retrouvez les auteurs de cette

anthologie, Sophie Dabat, Johana Almos, Kwamé

Maherpa, Patrick St VAst, Jacques Mercier,

Arnauld Pontier, Bruno Pocheschi et JB Leblanc.

Jusqu'au 15 décembre 2015, cette anthologie est en pré-commande sur le site des Editions Lune Ecarlate http:////lune-ecarlate.com/produit/histoires-folie/

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 14:56

Monsieur Gilbert Larose, créateur de la "savane des esclaves" qui est un site où un village de "nègres marrons" a été reconstitué sur la commune des Trois Îlets (Martinique) présente l'Histoire de la Martinique en bandes dessinées sur le site participatif ULULE. Avec son talent et ses compétences qui ne sont plus à démontrer, Monsieur Larose nous conte l'histoire de la Martinique, des Arrawaks jusqu'à la colonisation et la période esclavagiste. Une oeuvre salutaire à l'heure où une certaine idéologie malsaine en vogue chez les biens pensants veut occulter l'apport essentiel des cultures négro-africaines aux Antilles. Un ouvrage à découvrir, à faire faire découvrir à nos descendants et à soutenir car sa démarche se rapproche de celle de Djehuty Byiong auteur de bandes dessinées dédiées à l'histoire des civilisations négro-africa Rendez-vous sur le site ULULE.

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 15:33
Mary Prince, un récit pour ne pas oublier l'horreur

À l’occasion de la très officielle commémoration de l’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises des Amériques et de l’Océan Indien, je me suis rendu à Montigny Le Bretonneux, Salle Gauguin, dans les Yvelines pour assister à une pièce de théâtre intitulée « Mary Prince ». C’était le 10 mai 2014

Cette pièce était interprétée par Mme Souria Adèle. Seule sur scène et dans un silence proche du recueillement, cette comédienne narre avec sobriété la vie et la résistance de Mary Prince, femme réduite en esclavage dans les Antilles anglophones du début du 19ème siècle ; résistances face aux violences physiques et psychologiques. A mesure que s’écoule le récit, l’auditoire est immergé dans l’horreur quotidienne du système esclavagiste et de l’univers concentrationnaire imposé aux Noirs dont le seul espoir d’en échapper serait la mort. Pourtant, Souria Adèle nous fait découvrir le courage de cette femme qui parvient à apprendre à lire et à écrire dans la communauté des Frères Moraves, et qui ayant fui ceux qui la maintenaient en servitude, et ce à l’occasion d’un voyage en Angleterre, finit par raconter sa propre histoire dans le récit « The history of Mary Prince, a west indian slave narration. »

Une fois l’interprétation achevée, et pendant une demi-heure, Souria Adèle répond aux questions des spectateurs. Ainsi, nous apprenons qu’il n’y a pas de témoignages écrits par des anciens esclaves des Antilles françaises. La raison réside dans l’influence de la très conservatrice Église Catholique qui prêchait (est-ce uniquement du passé ?) la soumission des esclaves à l’ordre établi. Au contraire, dans les États anglophones esclavagistes, les Noirs affranchis ont appris à lire et à écrire auprès de communautés religieuses protestantes. Aussi, sont parvenus jusqu’à nous les témoignages des afro-américain Frédéric Douglass ou Solomon Northup (twelve years a slave récit adapté au cinéma par le réalisateur Steve Mac Queen).

A l’heure où des esprits bien pensants, pour ne pas dire Négrophobes, voient la concurrence malsaine des mémoires ou de l’autoflagellation là où il y a juste rétablissement de l’égalité dans la commémoration des souffrances humaines, les mémoires de Mary Prince doivent figurer dans le patrimoine intellectuel au même que l’ouvrage « Si c’est un homme », récit de Primo Lévi qui était un rescapé du camp d’Auschwitz.

Pour ceux et celles qui souhaiteraient découvrir ou redécouvrir ce témoignage bouleversant de Mary Prince, qui nous rappelle que l’esclavage est un crime contre l’Humanité et la Traite Négrières à l’échelle industrielle est le précurseur des grands crimes du 20ème siècle, la représentation de la pièce « Mary Prince » interprétée par Mme Souria Adèle reprend à partir du 15 octobre 2014, à la Manufacture des Abbesses sise 7 rue Véron à Paris 18ème.

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Présentation

  • : Le blog de Kwamé Maherpa, auteur
  • : Ecrivain de Fantasy Epique et de Science-fiction, mon blog n'a pas unique objectif de faire connaitre mes écrits, d'écrire des articles sur mes auteurs favoris ou ceux que j'ai découvert mais il aura également une ouverture sur les faits politiques, sociaux et sur la réflexion.
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